Un mot du fondateur
Les nannies tiennent la mémoire de l'enfance.
Nos sociétés tardent à le reconnaître.
Brunhilde avait cinq mois le jour de sa première garde. Ce soir-là, en rentrant, j'ai réalisé deux choses en même temps. La première : que la vie moderne m'empêcherait irrémédiablement d'être témoin de toute son enfance. La deuxième, plus troublante : que les conditions dans lesquelles nous avions organisé sa garde étaient, structurellement, indignes de ce qu'elles représentaient.
Indignes pour notre assistante maternelle. Indignes pour nous. Indignes pour Brunhilde.
L'injustice que personne ne nomme
Lorsqu'un employé arrive le premier jour dans une entreprise, son employeur lui remet un ordinateur de travail. Microsoft Office est installé. Un email professionnel est créé. Des outils dédiés sont mis à disposition. Personne ne demande à un comptable de tenir les livres de compte dans ses messageries personnelles. Personne n'exige d'un avocat qu'il stocke les documents confidentiels de ses clients dans sa galerie photo personnelle. Ce serait un scandale professionnel. Ce serait, dans bien des cas, une faute.
Et pourtant. Une assistante maternelle — professionnelle de la petite enfance, employée par des familles, responsable légale de l'enfant pendant les heures de garde — arrive le premier jour sans aucun outil professionnel. On lui demande d'utiliser son téléphone personnel. Ses messageries privées. Sa galerie photos. On lui demande d'assurer la communication professionnelle, la transmission des informations, la documentation de l'enfant — via les mêmes outils qu'elle utilise pour organiser son week-end.
Cette injustice n'est pas intentionnelle. Elle est le produit d'une absence : personne n'a jamais construit l'infrastructure professionnelle que ce métier mérite. Alors tout le monde s'est adapté avec ce qui existait. WhatsApp pour les comptes-rendus. La galerie personnelle pour les photos de l'enfant. La mémoire pour les rapports de fin de journée — quand ils existent.
Les deux parties perdent
La nanny perd en dignité professionnelle. Son métier est traité comme s'il n'avait pas besoin d'infrastructure — comme s'il était moins sérieux, moins professionnel, moins digne d'investissement que le métier de comptable ou de pilote. Et elle perd en vie privée : son téléphone personnel contient les photos des enfants qu'elle garde, les comptes-rendus de leurs journées, les conversations avec leurs parents. La frontière entre sa vie professionnelle et sa vie personnelle n'existe pas. On ne lui a jamais donné les moyens de la tracer.
La famille perd en contrôle. Les photos de leur enfant vivent dans la galerie personnelle d'une tierce personne. Les informations sur sa journée transitent par des messageries privées — quand elles transitent. Le compte-rendu journalier n'existe pas systématiquement, non pas par manque de professionnalisme, mais parce que rédiger un rapport de mémoire, pour chaque enfant, à la fin d'une longue journée de garde, sans outil, sans template, sans rien — c'est une charge administrative que personne ne devrait porter seul.
Ce n'est pas une critique des nannies. C'est une description de ce qu'on leur a donné — ou plutôt de ce qu'on ne leur a jamais donné.
Ce que Gardspace change
Gardspace retire la charge sans retirer la présence. La nanny documente au fil de l'eau — un repas noté, une sieste chronométrée, un moment choisi. À la clôture de la session, le compte-rendu est généré automatiquement. Il n'est pas rédigé de mémoire. Il n'est pas une charge. Il est le produit naturel d'une journée bien documentée.
Les photos de l'enfant ne passent jamais par la galerie personnelle de la nanny. Elles sont capturées dans l'application, stockées dans l'espace de garde de la famille, supprimées de nos serveurs après 48 heures. La nanny repart avec son dossier professionnel — son NTR, son G-TRID, son Passeport PDF. La famille garde l'histoire de son enfant. Chacun repart avec ce qui lui appartient.
Brunhilde grandit. Notre assistante maternelle documente ses journées. Chaque soir, je lis ce qui s'est passé pendant les heures que je n'ai pas pu partager. Chaque mois, son dossier professionnel s'étoffe — sessions, heures, comptes-rendus, moments. Un jour, Brunhilde voudra savoir à quoi ressemblaient ses premières années. Le dossier sera là.
The quality of early relationships influences how individuals later relate to others.
When children experience thoughtful, reliable care, they carry those patterns into wider society.
Childcare is therefore not only personal work, but societal work as well.
Gratitude to all professional Nannies.
“Ce n'est pas une promesse modeste. C'est une conviction : le métier qui façonne les premières années de l'enfance mérite la même infrastructure professionnelle que n'importe quel autre métier. Gardspace est cette infrastructure.”
Le souvenir de l'enfance
commence ici.
Gratuit pour les nannies. Toujours. Commencez seul en famille — sans nanny.